Le Bureau Exécutif National du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de Côte d’Ivoire (BEN–SYNAGOCI) est très préoccupé après avoir pris connaissance de la convocation à l’Assemblée Générale de la Société Savante de Gynécologie et Obstétrique de Côte d’Ivoire (SOGOCI), prévue le 26 novembre 2025 à 9 heures.
Cette convocation, émise par le mandataire judiciaire désigné par le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau depuis le 12 juin 2025, a été communiquée de manière informelle seulement neuf jours avant la tenue de l’Assemblée, le 17 novembre. Le BEN-SYNAGOCI s’interroge sur le respect de la procédure légale, des textes internes de la SOGOCI, ainsi que sur le principe d’impartialité attendu d’un mandataire judiciaire.
Un vide juridique hérité de deux décennies de gouvernance
Depuis sa création, il y a 21 ans, la SOGOCI n’a connu que deux présidents de bureau exécutif, une situation qui contrevient aux Statuts et au Règlement intérieur adoptés par ses membres. Cette concentration du pouvoir a contribué à un vide juridique prolongé, justifiant la désignation d’un mandataire judiciaire pour encadrer une normalisation nécessaire. Pour le BEN–SYNAGOCI, la manière dont cette mission est conduite aujourd’hui reproduit certaines dérives passées et tâche la crédibilité du processus de normalisation. Des anomalies préoccupantes ont été identifiées dans la procédure. Plusieurs irrégularités ont été relevées par le syndicat : 1. Une convocation tardive et informelle :
Le mandataire judiciaire a utilisé les canaux du bureau sortant, déjà débouté par la justice le 12 juin 2025. Aucun courrier officiel n’a été envoyé et les modalités pratiques de l’organisation restent floues malgré plusieurs relances.
2. Une mainmise du bureau sortant sur le processus électoral : Le bureau exécutif sortant, dont la légitimité est contestée, a défini les critères d’éligibilité au poste de président, décidé de la composition du collège électoral et organisé sa propre Assemblée de normalisation. Pendant ce temps, la majorité des gynécologues obstétriciens ivoiriens s’était progressivement désengagée, en raison d’une gouvernance jugée fermée et non conforme aux textes. 3. Une impartialité du mandataire remise en cause : Le mandataire communique uniquement avec une partie des acteurs et semble aligné sur les orientations du bureau sortant. Ses refus systématiques de répondre aux demandes d’éclaircissements d’autres parties nourrissent une suspicion de collusion et interrogent sur sa neutralité.